Plateau-Lumière / 4 Sculptures éphémères // 2014

Plateau-Lumière / 4 Sculptures éphémères // 2014

Lieu: plateau de Limours — Commanditaire: Parc Naturel regional de la Haute Vallée de Chevreuse — Commande: Intervention artistique — Matériaux: Ronds à béton et miroirs plexi, 300 éléments — Equipe: Réalisé avec Edouard SORS, auteur et photographe — Période: 2014

Quatre installations de land art sont disposés pour trois mois sur le plateau de Limours. Chacune d’elle interprète un état de l’eau propre au site: l’eau invisible, l’eau qui court, l’eau qui dort, l’eau qui tombe. L’intervention artistique interprète les éléments les plus prégnants qui caractérisent l’unité du plateau en tant que site unifié : Offerte au regard, une vaste étendue de terre sous le ciel. Disposés dans le paysage, les miroirs sont des instruments qui enrichissent la dialectique terre/ciel. Selon la position de l’observateur, les reflets clairs du ciel sur le fond sombre de la terre ou des arbres sont comme des fenêtres oblitérées dans la masse du plateau. Les reflets font glisser les lumières du ciel, littéralement font tomber – comme la pluie – le ciel sur la terre.

 

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Le long du ruisseau de la Salmouille, 100 gouttes de ciel tombent de l’horizon du plateau. La limite entre ciel et terre se fait plus poreuse, le sol admet quelques touches de lumières. La masse de l’étendue céréalière en arrière-plan se découpe alors selon une géométrie lumineuse qui se recompose selon les déplacements des observateurs. Avec le vent, leurs oscillations font scintiller au loin les lumières des météores reflétées.

 

 

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Ouverts à tous les vents, des horizons prégnants – Le matériau de l’oeuvre étant les lumières et les couleurs du ciel, chaque oeuvre pourra apparaître bleue, blanche, jaune, rose ou violette selon les heures du jour. Selon les forces et direction du vent, les 4 œuvres oscillent dans le paysage, faisant varier les reflets des sculptures-paysages, leur assurant une visibilité à très grande distance; des scintillements à l’horizon, des fenêtres de ciel en vision rapprochée.

 

 

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Recueil des impressions des élèves / Les élèves de la classe de CM2 de Gometz-la-Ville

– « Ce que nous avons travaillé ce matin, c’est le paysage. Nous avons pris quelques photos de nos miroirs qui représentaient à l’intérieur des paysages de notre choix. Pour cela, Gilles et Edouard nous ont aidés. »

– « Nous sommes allés voir une œuvre d’art. C’était bizarre de voir ces bouts de ferraille avec ces miroirs qui reflétaient des choses. Ca bougeait avec le vent et on a pris des photos à 2. »

– « J’ai ressenti le froid, le vent. J’ai vu des miroirs, j’ai écouté le bruit des voitures et j’ai aussi vu que les supports bougeaient avec le vent. J’ai découvert des nouveaux chemins… »

-«Aujourd’hui, nous avons vu des miroirs où nous avons pris le reflet de ce que nous voyions. Nous avons été obligés de voir un paysage que nous n’avions jamais vu. »

– « Le paysage est quelque chose que l’on voit. On a découvert la Salmouille. Le paysage est soit naturel soit construit par l’homme. La Salmouille est creusée par un fossé où il y a de l’argile. On a vu les chemins qui suivaient la Salmouille. Avant, il y avait un petit village qui s’appelait l’Armorique. »

– « Avant, je ne connaissais pas la rivière. J’ai appris des choses sur les météores et qu’avant il fallait enlever toutes les mauvaises herbes pour les transformer en champs. »

« – Ce matin, nous avons vu des artistes qui s’appellent Gilles et Edouard. Nous avons appris qu’avant, les gaulois appelaient tout ce qui tombait du ciel des météores. Nous nous sommes servis des miroirs pour refléter le paysage. Nous avons utilisé les miroirs pour faire le paysage qu’on veut. »

 

 

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L’eau qui dort en plein champs s’étire le long de l’horizon. 100 gouttes de ciel figurent l’eau étale, relevée à hauteur d’œil. Les lumières du ciel qui est derrière nous apparaissent comme étant celles qui sont devant, par un jeu spéculaire qui tient du mirage. Suspendues dans leur immobilité stagnante, elles miroitent au travers de la masse végétale des saules de la mare. »

 

PHOTOGRAPHIE DU  SITE PRE-EXISTANT……………………………………………………………………………………………………………………………………………

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